22 novembre 2009

L'inconnu, partie 12

Pour ceux qui se sont rajoutés depuis le 31 août 2009, vous pouvez lire les onze premières parties ici.
Pour les anciens, j'ai recommencé l'écriture libre. Je continue mon histoire. Si vous ne l'aimez pas, faites ce code: ALT+F4. Si vous avez des commentaires PERTINENTS, INTELLIGENTS et que vous êtes capable de ne pas les écrire de façon anonyme, je serais ravie de les
lire. À tous ceux qui me lisent et qui voulaient une suite, la voilà... Mieux vaut tard que jamais ;)

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Elle parla des heures avec son amie et le simple son de sa voix lui remonte immédiatement le moral. Tanya était comme ça : elle avait besoin de se faire rassurer. Elle avait peur du jugement des autres, peur d’agir et de subir les conséquences. Elle ne pouvait pas dire qu’elle n’avait pas aimé sa soirée avec Pascal, mais elle se sentait mal d’avoir agit ainsi, impulsivement, dangereusement. Elle était inévitablement attirée par lui mais quelque chose l’empêchait de profiter de tout ce qui s’offrait à elle. Une petite voix au fond d’elle-même lui soufflait la réponse mais elle ne voulait pas l’entendre.

Quand elle raccrocha, elle se dit qu’il était peut-être trop tard pour entamer une quelconque activité et décida de lire un peu, quelque chose qu’elle avait mis de coté depuis un moment et qui, jadis, avait tellement fait partie de sa vie. Un livre, c’était ce qui lui faisait le plus grand bien, quand elle était adolescente. Elle n’avait pas besoin de chercher le regard des autres, elle s’inventait une vie à travers les personnages de ses livres. Combien d’heures avaient-elles passé à fantasmer sur tel ou tel héros d’un de ses ouvrages? Combien de fois avait-elle souhaité quitter pour sauter dans les pages d’un de ses livres, comme Fanfreluche le faisait si souvent. Parfois, elle s’en trouvait si pathétique qu’elle cessait de lire pour un moment. Mais l’attirance était trop forte, trop profonde, elle avait besoin de lire, comme elle avait besoin de respirer. C’était un besoin vital, qui la gardait en vie, qui lui permettait de ne pas sombrer dans la folie dans ce monde parfois trop grand pour une petite fille. Quand elle eut lu assez pour que son esprit se calme et que sa vision se brouille, elle alla se coucher en position fœtale dans son lit et se mit à pleurer. Elle pleura longtemps, ainsi couché, sans grande raison apparente. Elle pleurait parce que ça lui faisait du bien. Elle pleurait parce qu’elle regrettait comment elle avait agit avec un garçon qu’elle n’aimait pas, mais qui l’attirait quand même. Elle pleurait parce qu’elle ne pouvait pas s’enlever de la tête la phrase que l’inconnu avait prononcé à la libraire : « Je sais que c’est peut-être étrange de venir vous voir comme ça, mais j’aurais voulu savoir si… » Cette phrase tournait en boucle dans sa tête, comme si on avait oublié d’enlever la fonction de sur le lecteur de musique. Elle pleurait parce qu’elle avait mal, mal à la vie, mal à l’amour. Elle pleurait d’être aussi puérile et fragile à cause des hommes. Elle pleurait parce que c’était la meilleure chose à faire.

Ce matin-là, en se levant, ce sont ses yeux un peu bouffis qui lui rappela sa soirée de la veille. Elle soupira de découragement avant de se lever. En regardant par la fenêtre de sa chambre, elle remarqua qu’une pluie torrentielle s’abattait sur Montréal aujourd’hui. « Décidément, pensa-t-elle, le temps s’adapte à mon humeur! » Elle s’habilla prestement, déjeuner en vitesse et se rendit, comme tout le reste de son été, à la petite librairie rue St-Hubert. En marchant, rapidement, pour s’y rendre, elle se dit que, malgré tout, elle était chanceuse d’avoir un tel emploi, aussi prêt des livres. Elle se promit, ce jour-là, de ne plus jamais mettre de côté son premier amour : la littérature.

La journée passa à la vitesse de l’éclair. Tanya avait décidé de faire ce qu’Henri lui avait demandé quelques jours avant : un inventaire de l’arrière-boutique. Concentrée sans ses chiffres et ses titres de roman, Tanya ne vit pas l’horloge tournée et c’est finalement son patron qui vint lui cogner sur l’épaule à l’heure de la fermeture pour lui ordonner de rentrer chez-elle. « J’ai rarement vu une jeune femme comme vous, Tanya, lui dit-il en la regardant partir. Ne vous en faites pas trop avec la vie, ajouta-il, elle sait toujours nous surprendre! » Tanya repartit chez elle, rêveuse. La sagesse des gens la surprenait toujours tant. Elle décida de faire un rapide saut à l’épicerie afin d’acheter quelques trucs qui lui manquait depuis quelques jours, ses céréales étant meilleures avec un peu de lait! Cette soirée-là, elle s’installa devant son téléviseur, avec un peu de chocolat et un grand verre de jus d’orange, un de ses péchés culinaires, et elle relaxe. Elle pensait à la rentrée scolaire qui approchait de plus en plus et elle trouvait que son été avait passé très vite, après tout. Elle savait que l’université allait prendre beaucoup de son temps et elle en vint à la solution qu’un homme dans sa vie serait peut-être de trop.

19 novembre 2009

H1N1, la terrible.

Je me suis faite vaccinée pour la grippe A(H1n1), parce que je serai en contact direct avec un enfant de moins de 6 mois durant les vacances de Noël. C'est ma raison. C'est la seule phrase que j'écrirai sur le sujet parce que je suis plus que tannée d'entendre un débat stupide sur la question et des médias qui encouragent la peur.

D'ailleurs, plus j'en entend parler, de ces fameux médias, plus je me dis que je ne veux PAS travailler comme ils le font. En fait, je crois que j'ai eu une révélation, j'ai enfin compris ce qui clochait depuis le début de mon BAC: je ne veux pas être journaliste. C'est aussi simple que ça. Je veux donner mon opinion, je veux influencer les gens, changer le monde. Je veux aider les gens, déranger et être subjective. Tout ce qu'un bon journaliste évite de faire. Un journaliste informe. Il ne donne pas son opinion, il rapporte des faits, tente de trouver une certaine objectivité tout en sachant qu'il n'en existe véritablement aucune. Je ne veux pas faire ça.

Je veux parler de sujet qui me touche, défendre mon coin de pays, parler des gens que je connais. Je veux faire connaître des personnes qui valent la peine, je veux être en contact avec les gens et qu'ils aient confiance en moi. Je veux une perspective d'avenir. Je veux pouvoir travailler partout dans le Québec. Je veux, je veux, je veux...

Je suis donc toujours en questionnement. Relations publiques ou pas? C'est pas grande question. Est-ce que je serais plus heureuse avec plus de gestion? C'est la grosse question. Et y'a que moi qui peut y répondre.

Sur un tout autre sujet, histoire de donner des nouvelles vu que je le fais moins souvent ces temps-ci à cause des multiples travaux universitaires, il reste 4 petites semaines à la session. 4 semaines et je serai chez-moi, chez mes parents, en Gaspésie. Je n'ai jamais autant eu hâte, je crois!

En attendant, je continue de réfléchir à mon futur. C'est difficile d'envisager à 19 ans, ce qu'on fera pour le reste de ses jours. Et j'attend les premiers symptômes de mon vaccin, parce que je suis censée en mourir si je me fis aux médias :P



J.

14 novembre 2009

Colocation rêvée

J'ai un coloc parfait, littéralement.

J'ai un coloc qui cuisine. Tout le temps. De la tarte au sucre, du fudge, du sucre à la crème. Quand il se fait à souper, ce sont des odeurs enivrantes qui se rendent jusque dans ma chambre. J'ai un coloc qui me demande chaque fois qu'il veut m'emprunter un plat ou quelque chose qui m'appartienne, même si je lui répète que tout ce qui se trouve dans l'appartement est synonyme de commun, donc qu'il n'a pas à le faire. J'ai un coloc qui sort les poubelles sans que je lui demande, qui balaie la cour arrière pour ne pas que les feuilles qui s'y ramassent pourrissent. J'ai un coloc qui regarde la télévision avec moi et qui me raconte ses journées. J'ai un coloc qui refuse que je revienne toute seule le soir, quitte à devoir venir me chercher. J'ai un coloc qui ne voit aucune objection à ce que Chéri (et ses amis) prennent d'assaut l'appartement pour une fin de semaine, de temps en temps!

J'ai un coloc qui supporte mes sautes d'humeur de fille, un coloc gars qui n'essaie pas de me faire d'avance et qui ne me voit pas finir dans son lit. J'ai un coloc qui accepte que je le materne un peu, pour combler mon besoin de prendre soin de quelqu'un. J'ai un coloc qui écoute réellement quand je parle, et Dieu sait que je parle beaucoup! J'ai un coloc qui est reconnaissant que je fasse la vaisselle et que je passe le balai. J'ai un coloc qui va même jusqu'à m'acheter une boîte de chocolat pour me remercier! J'ai un coloc qui m'a laissé placé l'appartement comme je voulais, qui n'a jamais trouvé rien à dire de négatif sur ce les meubles que j'avais apporté et qui a accepté que je prenne en charge plusieurs choses pour le déménagement. J'ai un coloc parfait.

Tout ce que je peux dire, c'est que ça fait énormément changement de mes deux années aux résidences! Deux années à être la seule à avoir conscience de la crasse qui imprégnait l'appartement. Deux années à habiter avec des inconnus hostiles à mon endroit. Par chance que Chéri était là, la dernière année, avec moi. Sinon, j'y laissais carrément ma peau. Parce que ce fut deux années affreuses, à ce niveau-là.

C'est le karma, je crois. Tout nous revient un jour, n'est-ce pas? :-)


J.

12 novembre 2009

Ma belle Gaspésie...

Gaspésie : La 3eme plus belle destination au monde

C'est ce que le National Geographic Society vient de publier. Bien évidemment, en tant que Gaspésienne que je suis, je sens la fibre de la fierté vibrer en moi. Parce que j'ai envie de crier à tous ceux qui disent que c'est si loin : OUI MAIS C'EST SI BEAU. Parce que oui, c'est beau la Gaspésie. C'est si beau que c'est tout ce qui retient l'attention.

Malheureusement. Autant je suis fière de ma région, pour ce qu'elle est. La qualité de vie est irréprochable. Je suis fière d'avoir grandi là, j'ai eu une enfance heureuse, dans un environnement tranquille, sain et chaleureux. C'est vrai. Ma santé est probablement meilleure que bien des gens ayant grandi dans le smog, la pollution et le stress. C'est vrai. Mon rapport avec les gens est différent. Parce qu'on a pas peur, nous, de se promener le soir, seul. Parce qu'on peut oublier de barrer les portes de la voiture sans se faire voler. Pour plein de raisons comme ça.

Sauf que, on en arrache, aussi, en Gaspésie. Ça, le National Geographic Society n'en parle pas. Que le chômage est très élevé, que les emplois ne sont que saisonniers, pour la plupart. Que tous les jeunes doivent quitter la région pour aller à l'Université (la plus proche étant Rimouski) et que le peu de Cégep qu'il y a, soit un à Gaspé, un à Carleton-sur-mer et un aux Îles-de-la-Madeleine,, ils menacent de fermer chaque année. Le National Geographique Society ne parle pas de la pauvreté. Ne parle pas du manque d'emploi, des fermetures d'usine et des coupures dans la pêche. Le National Geographic Society, et par le fait même, le reste du monde, ne parle pas de la Gaspésie comme elle est. Le monde parle de la Gaspésie comme un endroit touristique. Mais, les gens qui y vivent à l'année, ce ne sont pas des touristes. Bien sûr, l'industrie touristique est très développée, trop selon certains. Mais si le tourisme n'était pas là, on aurait quoi, pour survivre?

Êtes-vous déjà aller à Percé en plein moi de février? Laissez-moi vous dire que la ville est pas mal plus déserte qu'au milieu du mois de juillet. C'est une ville fantôme. Elle ne repose que sur le tourisme. La Gaspésie, c'est immense. Faire le tour ne suffit pas pour dire qu'on y a été un jour et qu'on connait l'endroit. Faire le tour, c'est voir ce qu'on veut voir, ignorer ce qu'on ne veut pas savoir et trouver ça dont beau le Rocher Percé. Faire le tour, c'est encourager cette ignorance. La Gaspésie, c'est beaucoup plus que ça.

J'aurai au moins ce mérite, si je ne retourne pas y vivre, c'est de l'avoir bien connu. En ayant été à l'école secondaire dans la Baie-des-Chaleurs, au Cégep sur la pointe et Chéri habitant dans la région de Percé, je peux dire que je la connais, la Gaspésie. Quoique, je ne me cache pas mal connaitre certaines parties (dont le côté Nord, mais à force de faire Gaspé/Montréal, on commence par développer des repères). Mais j'ai surtout, surtout, cette qualité que plusieurs n'ont pas: Je suis réaliste. Et je veux la connaître, moi, ma Gaspésie. J'en suis fière. Je serai toujours une Gaspésienne. Peu importe où j'habiterai plus tard, j'aurai toujours ce fort sentiment d'appartenance. Parce que les Gaspésiens, on est fiers de ce que l'on est.


J.

9 novembre 2009

Mea culpa

Je suis tellement, mais tellement impulsive. Tellement que des fois, je regrette mes paroles. Bien souvent même, j'ai des remords après avoir eu une conversation avec quelqu'un. La distance n'aide pas, dans ces cas-là. Que ce soit avec mes parents ou avec Chéri, c'est difficile d'expliquer le fond de sa pensée au téléphone ou sur Skype. Et ça me fait de la peine.

J'ai conscience de blesser les gens, mais ce n'est jamais mon intention. Et c'est tellement facile d'argumenter avec des gens qu'on sait qu'ils ne nous en voudront jamais. Voilà probablement pourquoi c'est avec ma mère que j'argumente le plus souvent. Parce qu'elle m'aimera toujours.

Je n'aime pas ce côté de moi. Ce franc-parler qui ne mâche pas ses mots. Cette facilité à dire ce que je pense, sans ménagement. Je sais que parfois, je peux m'exprimer de façon à avoir l'air fâchée alors que je ne le suis pas du tout. Je suis également une éternelle incomprise sur ce côté-là, malheureusement. Alors, je m'en veux. Je voudrais pouvoir m'expliquer, ravaler mes paroles, mais il est trop tard, la plupart du temps.

J'ai des opinions bien arrêtées, mais je suis toujours prête à les remettre en question, quand c'est pertinent et que ça ne touche pas mes valeurs morales. Je suis probablement la personne qui admet le plus facilement ses erreurs et qui est toujours prête à s'excuser, quand j'en ai l'occasion. Mais parfois, alors que les paroles s'envolent et que les gens se fâchent, je n'ai pas le temps de me justifier. Alors, je reste là, coupable, d'avoir encore une fois trop parlé.

Parfois, ce trait de caractère peut avoir du bon. Je suis incapable de mentir effrontément à quelqu'un. Si on me demande si un morceau de linge est beau, si je ne l'aime pas, je ne le cache pas. Je suis incapable de cacher ce que je pense, au détriment de certaines personnes trop sensibles bien souvent. Je ne suis pas capable d'endurer les gens qui se plaignent trop souvent des mêmes sujets, sans jamais agir (voilà pourquoi je suis incapable de m'endurer moi-même quand ça m'arrive!)

Un peu trop souvent, on croit que je n'ai pas vraiment de sentiments quand je m'exprime de la sorte. C'est tout à fait faux puisque je m'en veux très longtemps d'avoir parlé trop fort ou d'avoir répliquer un peu trop. J'aimerais pouvoir corriger ce défaut. Mais, c'est comme incrusté en moi. Je crois que ça me vient de mon père. Ah, la génétique!


J.

8 novembre 2009

Gimme news

Je suis tellement débordée avec l'école ces temps-ci que j'ai à peine le temps d'ouvrir d'autres pages Internet que celles pour mes cours. Okay, je triche avec Facebook, je l'avoue. Je crois que les professeurs s'amusent pour nous donner le plus de travaux longs et de recherches à faire pour la même semaine. Je suis sûre qu'ils font des rassemblement secrets afin de nous imaginer nous arracher les cheveux à essayer de tout faire en même temps.

Avec tout ça, j'ai réussi à attraper un rhume. Malheureusement, ce n'est pas la grippe A(H1N1)! Je dis malheureusement parce que je suis dont tannée d'en entendre parlé et ça aurait été une bonne raison de ne plus en parler que de l'avoir et m'en remettre. Pas besoin de vaccin. Pas besoin de s'inquiéter. Mais non, juste un rhume stupide avec de la fièvre et des maux de dos. Juste un rhume stupide qui n'aide pas vraiment à faire avancer les travaux d'école.

Je me suis quand même payé un petit luxe en fin de semaine: une virée a Sherbrooke, d'une soirée, pour faire une petite surprise à des amies. Et quelle soirée! Ça faisait une éternité que j'attendais une soirée comme ça: une soirée de filles, dans un bar, à danser, toute la nuit! C'était parfait. J'en referais plus souvent des soirées comme ça! Ah, si j'avais un char..!

Mis à part toutes ces petites nouvelles futiles, je passe le plus clair de mon temps occupée. Aujourd'hui, j'ai monté mon nouveau meuble de bureau IKEA avec mon coloc. Une chance qu'il était là, parce que j'ai réalisé que je suis plutôt nulle pour assembler des trucs ensemble. Disons que ça fait un changement dans ma chambre, ce meuble-là, changement que j'apprécie beaucoup.

Sinon, il reste encore 39 dodos avec le temps des fêtes et j'ai extrêmement hâte!! :)


J.

7 novembre 2009

Je ne suis pas heureuse

Je ne suis pas heureuse.

C'est une constatation qui, en soi, veut en dire beaucoup. Mais elle est tellement vraie. Je ne suis pas heureuse. Et je ne l'accepte pas. J'ai toujours été une personne optimiste, je vois que du positif la plupart du temps. Mais je ne suis pas heureuse.

Je ne suis pas heureuse parce que je n'aime pas mon BAC.

Je ne suis pas heureuse parce que ma famille habite à 8 heures de chez moi.

Je ne suis pas heureuse parce que Chéri, lui, est à 10h de moi, pour encore 40 dodos.

Je ne suis pas heureuse parce que mes amis, mes vrais, ils sont trop loin.

Je ne suis pas heureuse parce que j'habite à Montréal et que je déteste ça.

Je ne suis pas heureuse parce que je ne peux rien changer à ma situation.

C'est ça, le pire dans tout ça. Je ne peux pas changer de BAC avant septembre prochain. Je ne peux pas voir ma famille avant Noël. Je ne peux pas être plus souvent avec Chéri avant qu'il commence son stage à Bromont, en janvier. Je ne peux pas voir mes amis plus souvent puisqu'ils sont un peu partout dans le Québec (par chance j'en ai quelques rares qui sont assez proche.) Je ne peux pas quitter Montréal parce que je dois y faire mes études (la faculté de communication de l'UQÀM est une des plus reconnues) et je ne peux pas changer quelque chose à ma situation parce que, dans tout ça, celui qui décide, c'est le TEMPS. Encore et toujours ce maudit temps qui rit de moi. Il fait exprès je crois!

Je n'accepte pas de ne pas être heureuse parce que je ne suis pas ce genre de fille-là, qui se complait dans son malheur et qui se plaint à tous et à chacun. Non, non, non. J'en suis incapable. Ce genre de personne-là, je suis incapable de les supporter. Alors, je ne veux pas en devenir une. Sauf que, parfois, quand on a encore plus de travaux que prévu, quand on s'ennuie un peu plus que d'habitude, quand on voudrait juste pouvoir tout quitter, ben c'est plus difficile. Les 40 dodos paraissent immensément loin, avant ce fameux 17 décembre qui sera la délivrance d'une partie de mes malheurs. (Je pars pour les vacances de Noël, probablement, cette date-là, où je verrai la famille et Chéri!) Mais d'ici là, j'essaie de continuer. Malgré tout.


J.